City Girl

Terre de femmes...

- Chine, province du Yunnan -

Connaissez-vous un pays, une ville ou même un village où ce sont des femmes qui détiennent le pouvoir? (nous pouvons les compter sur les doigts de la main)

Il existe en Chine, une société matriarcale. Les Moso ou Mosuo, une ethnie d'environ 30 000 habitants, vivent au sud-ouest de la Chine en respectant strictement les traditions et mode de vie ancestrales.

Les femmes s'occupent des tâches ménagères, des cultures aux champs et tout ce qui est lié à la survie de la famille. Peu de tâches sont réservés aux hommes qui ont une place limitée. Les enfants portent le nom de leur mère et ce sont seulement les filles qui ont des droits de succession.

Les femmes Moso ne marient jamais, n'ont pas de pères. Comment assurer la descendance?

Les femmes vivent des romances toute leur vie sans liens de mariage et sans promesses de fidélité. Chaque soir, les hommes après le dîner s'en vont frapper à la fenêtre de leurs amantes et celles-ci ont le choix de les accueillir ou de refuser la demande. Après une nuit d'amour, les hommes doivent partir avant le lever du soleil.  

Pouvez-vous vivre uniquement de romances nocturnes sans la présence de l'autre au quotidien? ou alors rêvez-vous d'un lieu réellement féministe?

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L'obsessionnelle des transports en commun

Impossible d'éviter les transports en commun pour se déplacer lorsqu'on a seulement deux petits pieds. Pour une obsessionnelle, c'est terrible surtout aux heures de pointe. Je précise que le terme obsessionnelle ici désigne une personne envahit par des idées obsédantes ou par des symptômes obsessionnels (rituels ou compulsions).

Comment affronter les espaces réduits, les rapprochements corporels indésirables...? Dans ma sac, il y a obligatoirement deux ou trois paquets de mouchoirs, du gel antiseptique (offert gracieusement par une amie infirmière), de l'eau. D'abord, je monte dans les wagons stratégiques du métro (l'avant ou l'arrière) pour éviter le plus de personnes. Ensuite, je ne tiens jamais les barres métalliques (je suis maintenant très habile pour garder l'équilibre). S'il n'y a pas trop d'affluence, nous avons le droit d'utiliser les strapotins, j'utilise un mouchoir pour l'abaisser et un autre mouchoir pour emballer le premier mouchoir. Je me nettoie les mains autant de fois qu'on me les touche (je prends quand même le soin de ne le faire qu'après la descente afin de ne pas vexer les personnes).

Vous êtes un peu choqués? Avant, je ne prenais aucune précaution dans les transports en commun. Puis j'ai découvert que beaucoup de personnes se décrottent le nez sans utiliser de mouchoir, s'essuient le nez sur le dos de la main, s'enlèvent le reste des repas entre les dents avec les doigts, se grattent les parties génitales...j'ai même vu une qui s'enlevait les pellicules de ses cheveux !

Quand je rentre chez moi, je me lave les mains, puis soit je me douche et je met des vêtements de "maison", soit je met une autre tenue de maison celle destinée avant la douche. Je ne touche aucun meuble chez moi avec les tenues que je mets à l'extérieur.

Je ne développe pas ses symptômes lorsque je suis en voiture...ce qui prouve que ce sont les transports en commun qui en sont à l'origine.

Mes amis s'amusent énormément lorsqu'ils sont dans le métro avec moi...je vous rassure, je reste discrète mais si un jour vous rencontrez une personne qui ouvre les portes ou qui abaisse le strapotin avec un mouchoir, qui nettoie son sac et les mains assez souvent, ben c'est moi !

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Quand j'étais petite...

Rien de mieux que de faire un petit saut dans l'enfance lorsque la vie en tant qu'adulte devient un peu lourde...

Vers l'âge de cinq ans, j'ai découvert (par hasard) que non seulement les excréments et l'urine (à développer dans un prochain article) sortaient de mon corps mais que les petites boules collantes ne restaient pas dans les deux trous de mon petit nez.

Malheureusement, les crottes de nez ne se formaient pas assez rapidement à mon goût... j'ai pris alors l'initiative de créer moi-même de petites boules par des morceaux de papier (grand sens de créativité) puis je les incérais dans les deux narines...puis m'amusais à les rentrer et les retirer jusqu'au moment où un crotte de nez artificiel reste bloqué et qu'on a dû m'emmener d'urgence à l'hôpital.

J'avoue que j'épprouve encore beaucoup de plaisir à me décrotter le nez...mais en privé.

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