City Girl

Terre de femmes...

- Chine, province du Yunnan -

Connaissez-vous un pays, une ville ou même un village où ce sont des femmes qui détiennent le pouvoir? (nous pouvons les compter sur les doigts de la main)

Il existe en Chine, une société matriarcale. Les Moso ou Mosuo, une ethnie d'environ 30 000 habitants, vivent au sud-ouest de la Chine en respectant strictement les traditions et mode de vie ancestrales.

Les femmes s'occupent des tâches ménagères, des cultures aux champs et tout ce qui est lié à la survie de la famille. Peu de tâches sont réservés aux hommes qui ont une place limitée. Les enfants portent le nom de leur mère et ce sont seulement les filles qui ont des droits de succession.

Les femmes Moso ne marient jamais, n'ont pas de pères. Comment assurer la descendance?

Les femmes vivent des romances toute leur vie sans liens de mariage et sans promesses de fidélité. Chaque soir, les hommes après le dîner s'en vont frapper à la fenêtre de leurs amantes et celles-ci ont le choix de les accueillir ou de refuser la demande. Après une nuit d'amour, les hommes doivent partir avant le lever du soleil.  

Pouvez-vous vivre uniquement de romances nocturnes sans la présence de l'autre au quotidien? ou alors rêvez-vous d'un lieu réellement féministe?

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L'assistante de Satan VS la cousine : les crimes de Mademoiselle L'idiot

Les crimes de Mademoiselle L’idiot (ma cousine)

 

Mademoiselle L’idiot c’est Miss Monde dans la catégorie « Idiote & Très Idiote ».

 

Mademoiselle L’idiot, depuis sa plus tendre enfance,  m’a pourri la vie. Nous avons le même âge mais elle m’a toujours dépassé par sa taille (toujours d’une tête hélas !). Je mesure 1m59 et elle 1m70. Elle a une chevelure épaisse et des cils tellement fournis qu’elle n’a pas besoin de mascara, j’ai des cheveux fins et des cils normaux ( ! ).

Est-ce par jalousie que je la déteste autant ?

 

Hormis sa grande taille et ses économies de mascara, elle est méchante (très) et en plus elle se fait passer pour une gentille. On m’a toujours comparé à elle du fait de nos âges semblables (ça facilite les comparaisons !)…je n’étais jamais assez grande (c’est pô de ma faute : c’est génétique !), jamais assez gentille, je ne mangeais pas assez vite (elle finissait en cinq minutes son assiette), je ne courais jamais assez vite, je n’apprenais jamais à faire du vélo assez vite…

 

Mademoiselle L’Idiot est une rapporteuse : elle aurait été présente pendant la Seconde Guerre Mondiale, elle aurait été une collabo en force, la grande copine d’Hitler ! On était en classe de CP, je parlais avec une copine et ma cousine lève le doigt pour dire à la maîtresse que je bavarde trop  (je me suis vengée de cette histoire : j’ai taillé mon crayon et je l’ai piqué sur sa cuisse…fallait pas porter de mini-jupe !) ! Sinon, elle a aussi dit à ma mère que j’ai oublié de tirer la chasse d’eau, que je me peignais les ongles avec les feutres de couleur, que je me suis décrotté le nez et que j’ai balancé la crotte sur elle, que je me suis fâchée car j’ai perdu à un jeu…et tout et tout. Vous voyez bien que c’est une méchante !

 

Je l’aimais ma cousine, c’était ma partenaire de jeu préférée, je partageais mes Barbies et la Ferrari de la Barbie avec elle, quand j’avais un bonbon je le mangeais très vite pour ne pas qu’elle soit triste car elle n’en avait pas, quand j’avais une nouvelle poupée avec des fonctions spéciales (notamment une qui avait des boutons et il fallait lui passer de la crème) je l’appelais pour qu’elle vienne la découvrir et quand on faisait la course, j’arrivais dernière pour lui céder la victoire.

 

Son vrai visage m’est dévoilé le jour où…je l’ai supplié de venir jouer avec moi, j’étais en larme, une main sur son bras mais elle m’a regardé froidement et m’a répondu par un « non » simple mais tranchant. On avait seulement six ans…et elle était déjà aussi horrible !

 

Je vous ferai l’impasse de toutes les misères qu’elle m’a fait subir de l’âge adolescente à l’âge adulte (la liste est trop longue)…

 

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L'assistante de Satan VS la cousine (prologue)

An 20XX, au tribunal de la vérité… (en collaboration étroite avec la chambre de torture)

 

 

« Mademoiselle L’idiot, reconnaissez-vous les crimes qui vous ont été attribués ?

-         Non.

-         Qu’on amène les fourmis rouges ! »

 

 

Deux des gardes, positionnés autour de la grande salle, arrivent vers la seconde estrade, avec une grande boîte en verre contenant une centaine de fourmis rouges de l’espèce la plus dangereuse, la plus féroce (mais pas carnivore) du monde.

Mademoiselle L’idiot, la pauvre, s’est recroquevillée sur son siège à la vue de la colonie de fourmis.

Les gardes déposèrent la boîte, enduisirent les jambes de l’accusée de miel et redescendirent rapidement de l’estrade. 

La juge, de l’estrade principale, appuya sur un bouton et une tour en verre s’éleva autour de la seconde estrade, puis appuya un second bouton et la boîte contenant les fourmis s’ouvrit. Les fourmis rouges, pas timides et très affamées, se dirigèrent vers leurs gâteries préférées (je suppose que c’est du miel, il ne m’a pas parut nécessaire d’effectuer une recherche approfondie pour connaître leurs préférences alimentaires). Les deux jambes, telles deux sucettes géantes au miel, sont vite envahies par ces petites merveilles rouges…bientôt les jambes ne seront plus uniquement des jambes mais des jambes avec des chaussettes rouges montantes. Imaginez donc une centaine de fourmis qui montent sur vos jambes que vous ne verrez plus car cachées et regardez bien ces fourmis qui grouillent, qui grouillent, qui grouillent sans arrêt.

Mademoiselle L’idiot hurla de douleur mais personne ne pouvait l’entendre en raison de la tour en verre mais on pouvait la voir se gesticuler de douleur.

La juge, n’étant pas quelqu’un d’insensible, et savait très bien qu’une torture n’était intéressante que lorsqu’elle était courte et variée. Le miel était empoisonné, aussitôt le miel englouti, la fourmi meurt (disons cinq minutes après). La juge est super gentille, elle ne souhaite pas la mort de Mademoiselle L'idiot (elle voudrait juste qu'elle pisse de trouille). Plus gentille, tu meurs.

 

« Mademoiselle L’idiot ?

- Oui, je reconnais. »

 

Applaudissement d’une partie du public, grand sourire du juge… et la séance est levée !

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L'obsessionnelle des transports en commun

Impossible d'éviter les transports en commun pour se déplacer lorsqu'on a seulement deux petits pieds. Pour une obsessionnelle, c'est terrible surtout aux heures de pointe. Je précise que le terme obsessionnelle ici désigne une personne envahit par des idées obsédantes ou par des symptômes obsessionnels (rituels ou compulsions).

Comment affronter les espaces réduits, les rapprochements corporels indésirables...? Dans ma sac, il y a obligatoirement deux ou trois paquets de mouchoirs, du gel antiseptique (offert gracieusement par une amie infirmière), de l'eau. D'abord, je monte dans les wagons stratégiques du métro (l'avant ou l'arrière) pour éviter le plus de personnes. Ensuite, je ne tiens jamais les barres métalliques (je suis maintenant très habile pour garder l'équilibre). S'il n'y a pas trop d'affluence, nous avons le droit d'utiliser les strapotins, j'utilise un mouchoir pour l'abaisser et un autre mouchoir pour emballer le premier mouchoir. Je me nettoie les mains autant de fois qu'on me les touche (je prends quand même le soin de ne le faire qu'après la descente afin de ne pas vexer les personnes).

Vous êtes un peu choqués? Avant, je ne prenais aucune précaution dans les transports en commun. Puis j'ai découvert que beaucoup de personnes se décrottent le nez sans utiliser de mouchoir, s'essuient le nez sur le dos de la main, s'enlèvent le reste des repas entre les dents avec les doigts, se grattent les parties génitales...j'ai même vu une qui s'enlevait les pellicules de ses cheveux !

Quand je rentre chez moi, je me lave les mains, puis soit je me douche et je met des vêtements de "maison", soit je met une autre tenue de maison celle destinée avant la douche. Je ne touche aucun meuble chez moi avec les tenues que je mets à l'extérieur.

Je ne développe pas ses symptômes lorsque je suis en voiture...ce qui prouve que ce sont les transports en commun qui en sont à l'origine.

Mes amis s'amusent énormément lorsqu'ils sont dans le métro avec moi...je vous rassure, je reste discrète mais si un jour vous rencontrez une personne qui ouvre les portes ou qui abaisse le strapotin avec un mouchoir, qui nettoie son sac et les mains assez souvent, ben c'est moi !

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Quand j'étais petite...

Rien de mieux que de faire un petit saut dans l'enfance lorsque la vie en tant qu'adulte devient un peu lourde...

Vers l'âge de cinq ans, j'ai découvert (par hasard) que non seulement les excréments et l'urine (à développer dans un prochain article) sortaient de mon corps mais que les petites boules collantes ne restaient pas dans les deux trous de mon petit nez.

Malheureusement, les crottes de nez ne se formaient pas assez rapidement à mon goût... j'ai pris alors l'initiative de créer moi-même de petites boules par des morceaux de papier (grand sens de créativité) puis je les incérais dans les deux narines...puis m'amusais à les rentrer et les retirer jusqu'au moment où un crotte de nez artificiel reste bloqué et qu'on a dû m'emmener d'urgence à l'hôpital.

J'avoue que j'épprouve encore beaucoup de plaisir à me décrotter le nez...mais en privé.

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